Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 08:43

Cette période est particulière en ce qu'elle est un mélange subtile entre sentiments de liberté, de culpabilité et d'inutilité.

 - Liberté de gérer votre temps et votre agenda. Je reviendrai sur ce point dans la rubrique T comme ... Temps.

- Culpabilité de votre co-responsabilité de la situation (voir D comme ... Deuil).

- Inutilité car vous vous interroger ou allez vous interroger sur votre rôle dans la société et votre capacité à rebondir.

 

Ces sentiments me semblent normaux et sains. J'oserai même dire que si, à un moment de votre période de chômage vous n’étiez pas confrontés à de tels sentiments, il vous faudrait en rechercher les causes.

Vous ne prenez pas conscience de la situation peut être parce que vous n’avez pas encore fait le deuil de votre précédant emploi. Vous devez donc impérativement entamer une démarche en ce sens.

Vous pouvez également vous inscrire dans une logique de déni pur et dur de la réalité. En ce cas, il y a urgence à faire un travail sur vous-mêmes. Peut-être s’agit-il uniquement d’un mécanisme d’auto-protection ou bien d’une déprime.

 

Ceci renvoie à l'image même du chômeur dans la société. Comment se fait-il qu'il n'est pas retrouvé un emploi après tant de temps ? Ne profiterait-il pas de la situation ? ... Vous trouverez vous-même d'autres interrogations que vous renvoient les autres ! Vous-même avez-vous vous sans doute eu les mêmes idées reçues, avant ... Pour ma part, j'avoue les avoir eues !

 

Je parlais de la normalité et de la salubrité de ces sentiments. Vous êtes libres et euphoriques. Votre agenda vous appartient. Vous avez enfin la possibilité de réfléchir à votre vie, vos aspirations et faire ce que vous voulez quand vous le voulez (ou à peu près !). Mais cette liberté a un prix : vous êtes moins visibles socialement.

 

En outre, notre système d'assurance sociale, fort appréciable puisqu'il vous permet de percevoir une indemnité contre cotisations rappelons-le, est limité dans le temps.

 

J'éprouve des angoisses lorsque je me projette à la fin de la période d'indemnisation. Et si je ne trouvais pas un nouvel emploi, que ferais-je ? Sans doute, devrais-je vendre la maison et installer femme et enfants ailleurs. Quelle douleur pour un père de famille sensé protéger les siens. Et cette idée me réveille de plus en plus la nuit au point de tourner en rond et d'occuper toutes mes pensées.

Ce sentiment est encore plus fort lorsque vous restez seuls à la maison, après de départ à l’école de votre progéniture …

Quel paradoxe pour vous qui étiez si occupés, premier levé et parti au travail, dernier arrivé à la maison tard le soir du fait de vos occupations !

 

Vous allez vous servir de cela pour justement vous remuer ! Transformer ce sentiment d’inutilité et de culpabilité en opportunités pour rebondir. Vous allez vous motiver pour ne pas montrer une image défaillante à vos proches et à votre voisinage. Bref, vous allez entamer un véritable team building, avec comme incentive à la clé, votre nouveau poste.

 


Trucs et astuces

 

Comme je l’ai précisé, je ne suis ni coach, ni psychothérapeute. J’ai tellement souffert de tous ces conseilleurs qui vous disent ce que vous devez faire que je ne me permettrais pas de procéder de même.

 

Je vais uniquement vous livrez quelques « trucs » que j’ai utilisé en y ajoutant des recommandations !

 

1/ Emploi du temps

 

Je l’ai dit et de répète : vous n’êtes pas chômeur mais en recherche. Ceci n’est pas une question de sémantique mais d’état d’esprit. Comme vous prospectez, vous devez absolument maintenir un timing.

 

En premier lieu, ne vous laissez pas griser dans le temps libre. Vous devez vous lever et vous habiller comme si vous alliez travailler. Car vous avez un travail : celui de rechercher un … travail.

 

En outre, cela vous permet de maintenir votre image vis-à-vis de votre entourage et de votre voisinage. Il n’y a rien de pis que de donner l’impression de se laisser aller. Bien entendu, vous avez le droit et même de devoir de faire des breaks.

 

Ensuite, vous devez organiser votre journée de prospection comme un commercial qui recherche des contrats.

 

Enfin, maintenez votre équilibre de vie : petit-déjeuner, déjeuner, diner et veillant à ce que votre travail n’empiète pas sur votre vie familiale.

 

2/ To do list

 

Inscrivez sur une feuille tout ce que vous auriez rêvé de faire lorsque vous étiez en poste mais que vous n’aviez pas le temps de faire. C’est ainsi que je me suis occupé de mes volets, des peintures murales, de réparer les jouets cassés, …

Attention cependant. Je me suis fait prendre à mon propre jeu dans ce domaine, lorsque j’ai achevé les tâches de « réfection » que je m’étais fixé. Plus rien à faire et le sentiment d’inutilité est revenu très fort.

 

C’est peut être le moment de reprendre une activité sportive. Essayez de trouver un compagnon de jeu et fixez vous un rendez-vous dans la semaine que vous tiendrez quoiqu’il arrive. Vous n’avez plus de contrainte calendaire alors vous devez vous en imposer. Sinon, le temps file et, lorsque vous ferez le bilan de votre journée, vous aurez l’impression de n’avoir rien fait !


3/ Liens familiaux

Votre famille souffre autant que vous de la situation. Alors, profitez-en pour vous impliquer davantage dans le programme scolaire.

Attention cependant à ne pas vous substituer à votre conjoint. Ce n'est pas sexiste comme propos mais, si comme moi, vous êtes sur-actif sans activité professionnelle, vous allez vouloir tout prendre en main !

Une meilleure répartition des rôles s'impose et doit faire l'objet d'un dialogue constructif. N'oubliez pas que, si votre conjoint ne travaille pas, il n'avait pas l'habitude de vous voir à la maison. La co-habitation n'est pas toujours évidente d'autant que la situation est nécessairement temporaire !

Avec vos enfants, reprenez certaines parties du programme. C'est une occasion de discuter avec eux et de leur montrer l'avantage de la situation.

Pour vous, cela vous permet d'apprendre à les connaitre et en même temps de constater que vous avez le niveau scolaire pour les suivre. Alors, choisissez vos matières !
 

4/ Liens sociaux

 

Chômeur peut être mais d’abord et avant tout un être humain. Nous avons besoin des autres pour vivre. Donc, il vous faut maintenir les liens sociaux. Ces liens ne peuvent être numériques. Les réseaux sociaux sont importants pour être visibles mais ne constituent qu’un moyen de rencontrer des gens.

 

Je me suis inscrit à des associations professionnelles et m’obligeant à assister aux réunions. Cela a plusieurs effets positifs :

- vous vous imposez des contraintes sociales (s’habiller, parler, communiquer, …) vous permettant de ne pas vous déconnecter de la vie professionnelle,

- vous donnez à vos proches, et notamment vos enfants qui ne peuvent comprendre la situation, une image positive de celui qui se bat pour rebondir,

- vous collectez de l’information nécessaire pour bâtir votre projet professionnel.

 

N’oubliez pas de faire imprimer des cartes de visites. C’est ce que j’ai fait lorsqu’un jour, à l’occasion d’un entretien avec un chasseur de tête, je me suis retrouvé tout idiot en prenant sa carte sans pouvoir lui donner la mienne. La phrase type « désolé, je n’en ai pas » est assez déprimante pour soi-même.

 

5/ Accepter de parler de vous

 

Dans le même registre, faites savoir votre situation et décrivez succinctement votre projet professionnel. Le bouche à oreille est le meilleur pourvoyeur d’opportunités. Mais soyez malins. J’ai, par exemple, adressé un mail à mes principaux contacts pour les informer de mes projets. L’excuse était la rentrée scolaire pour les remercier de leurs témoignages de sympathie et de soutien. Je glissais les dernières nouvelles (abandon du projet d’entrée au capital) en précisant ce que j’allais faire (activité de consulting en attendant de retrouver un poste) et ma date butoir « Pôle Emploi ». Je finissais mon mail en leur demandant de faire connaître mes démarches de recherche de postes et leur précisant que j’étais preneur de suggestion de mise en relation.

 

C’est très difficile d’envoyer ce type de message car cela vous oblige à décrire votre statut de chômeur (même si vous l’habillez habilement !). Cependant, vous devez être visibles et vous ne pouvez pas être au courant de tout sur votre marché, ses acteurs, les opportunités, … Le réseau est une véritable caisse de résonnance. Cependant, n’en attendez pas trop non plus car, la situation économique était difficile pour tous, n’aurez pas nécessairement de retour rapide.

 

6/ Créer votre activité

 

Vous connaissez tous ce slogan : « vous en rêviez, Sony l’a fait ». Et bien, c’est peut être le moment de le faire.

 

DG d’une filiale, je me suis pris au jeu du chef d’entreprise. Cela faisait longtemps que je pensais lancer mon activité, au plus exactement reprendre une entreprise existante. Je ne me voyais pas, en effet, après avoir lancé deux filiales, redémarrer du début, seul.

Je vous parlais des liens sociaux. Et bien, à l’occasion d’un diner chez des amis, j’ai fait la connaissance d’une personne ayant crée une entreprise de prestations de services dans le secteur médico-social. Quelques temps après, je reçois un SMS : « Jeune start up à fort potentiel cherche son DG ». C’était cette personne qui me proposait d’analyser l’opportunité d’entrer au capital et d’en prendre la direction. Pour ce faire, j’ai donc lancé une activité de consultant en profession libérale, le temps de réaliser un diagnostic et de négocier les modalités et les coûts de prise de participation. L’aventure a finalement tourné court mais peu importe. Sur mon CV, je n’étais plus en recherche d’emploi mais je souhaitais valoriser une nouvelle expérience.

 

Deux enseignements :

- se méfier du miroir aux alouettes (j’y reviendrais dans une autre rubrique),

- aller au bout de ses rêves est important.


7/ Soyez visibles
 
J'ai déjà insister sur la nécessité d'être visible. N'oubliez jamais que les cabinets de chasse de tête recrutent parmi les entreprises. Donc, vous n'êtes pas plus leur écra radar !

Au-delà des réseaux sociaux, il vous faut créer du buz autour de vous. Ecrire un blog est une manière et je le prouve aujourd"hui même si j'ai choisi de rester anonyme. Ce choix ne découle pas d'une crainte d'être jugé par u futur employeur mais uniquement du fait qu'il s'agit d'une démarche personnelle.

En revanche, j'ai réactivé un site internet professionnel. Dans ce domaine, LinkedIn et Viadéo sont des outils puissants puisqu'ils vous permettent de mentionner vos sites dans vos profils. De même, l'inscription aux groupes est importante puisque cela vous permet de trouver des contacts mais aussi de faire parler de votre site.

Une autre piste importante : le réseau des anciens. Je n'en attends pas grand chose sauf si vous êtes X ou Enarque. Pour les autres, le fait d'avoir fait la même école n'est pas nécessairement un moyen de vous faire recruter. En revanche, cela peut vous permettre de collecter de l'information et de faire connaitre vos recherches.

Dans ce cadre, j'ai repris contact avec l'association des anciens. Je me suis fait coopté en tant que membre du Conseil d'Administration pour « mission » la communication sur les réseaux sociaux. Tâche ingrante au démarrage, cela m'a permis d'accroitre le nombre de mes contacts directs, un des facteurs analysés par les recruteur pour connaitre l'étendue de votre réseau ! En outre, cela montre votre dynamisme vis-à-vis de votre futur employeur.

8/ Profiter de la vie

 

Ne vous enfermez pas dans un sentiment de culpabilité. Vous êtes indemnisé parce que vous avez cotisé. Est-ce que l’on fait des reproches à un assuré social lorsqu’il est remboursé de ses frais de santé ?

 

C’est une période particulière, que je ne souhaite à personne de vivre. Mais vous allez en apprendre sur vous et sur les autres. Capitaliser cette expérience humaine et n’oubliez jamais ce que vous avez vécu. Vous en serez plus fort. Telle est mon intime conviction.

 

Par Phénix - Publié dans : S comme ... - Communauté : Chomage
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 11:38

 

 

C’est la première étape indispensable pour rebondir. Soyons clairs dès le début sur ce sujet sensible : vous êtes, je suis, co-responsable de votre (ma) perte d’emploi. Cette co-responsabilité ne doit pas être confondue avec un sentiment de culpabilité. Il ne s’agit pas de s’auto-flageler mais uniquement de faire un point objectif sur les causes.

 

Pourquoi cette co-responsabilité ? Pour être bref et direct, vous n’avez pas vu la situation venir ou vous n’avez pas su prendre les mesures adéquates, c’est-à-dire partir vers d’autres cieux ! Cette co-responsabilité est d’autant plus forte que votre positionnement hiérarchique est élevé.

 

Mais, pas de panique. La prise de conscience de cet état de fait va vous permettre de commencer le travail de deuil indispensable pour entreprendre vos recherches de positionnement. La question vous sera nécessairement posée par les recruteurs alors autant y réfléchir avant ! Ce travail constitue également une étape pour la formulation et la présentation de votre projet professionnel.

 

Cette prise de conscience de votre co-responsabilité a pour unique objectif d’être … objective ! d’en tirer les enseignements pour ne pas retomber dans la même problématique. Je sais combien cela est difficile pour l’avoir vécu moi-même. Moralement, je suis co-auteur de ma perte d’emplois parce que je n’ai pas su, soit me retirer à temps, soit me prendre par la main.

 

Rassurez-vous, nous sommes nombreux dans ce cas. Un sentiment de loyauté vis-à-vis des autres nous interdit en quelque sorte de quitter le navire même s’il sombre  avec des sentiments du type : « la situation finira par s’arranger », « que vont penser les autres de moi si je m'en vais », « quelle image vais-je donner à un autre employeur si je pars », « un vrai manager est comme un capitaine de vaisseau : le dernier à quitter le bord ». Autant de questions et de (fausses ?) excuses qui nous ont conduit à rester.

 

Une autre série de questions porte sur le risque lié au changement : « et si c’était pis ailleurs », « au moins, je connais les gens et ils me connaissent », …

 

Il ne s’agit pas, bien entendu, de faire l’apologie du changement. Mais si vous avez perdu votre emploi, alors que vous êtes restés ou suite à un changement de profession, vous êtes sans aucun doute dans cette série d’interrogations qui vous ronge même si vous ne voulez pas en parler !



 

Eclairage personnel

 

Pour expliciter ce point, je vais vous livrer mon expérience personnelle non pas pour parler de moi mais pour éclairer mon propos.

 

DG d’une filiale, j’ai ressenti le besoin de changer d’air. Mes motivations étaient multiples : envie de faire autre chose, assez d’être dans la mouvance d’actionnaires réfléchissant à leurs stratégies sans toujours arriver à s’entendre, souhait de progresser, sentiment d’étouffer, …

Miracle : un chasseur de tête me contacte et nous entamons le processus de recrutement. Après 5 entretiens, le verdict tombe : vous êtes retenus pour prendre la DG de la nouvelle filiale. Nous vous adressons notre proposition d’embauche et vous remercions de nous confirmer votre date de venue que nous souhaitons imminente.

 

Sentiment d’allégresse, de fierté comme un jeune homme après un premier baiser de sa bien aimée.

 

Sentiment de panique : je n’ai pas communiqué en interne ni vis-à-vis des actionnaires. Comment annoncez la nouvelle à mes équipes, à ma hiérarchie ? Que vont-ils penser de moi ? …

 

Mon départ se déroule excessivement bien : remerciements formulés par les actionnaires pour le travail accompli, regrets de ma décision, versement de mes primes, raccourcissement du pré-avis. Hormis mon malaise lié au sentiment de les avoir « abandonnés », sentiments confortés par quelques larmes de collaborateurs très proches, tout se déroule pour le mieux.

 

Mon arrivée se déroulé tout aussi bien : accueil chaleureux, préparation d’un communique interne au sein des deux actionnaires annonçant ma nomination, préparation des locaux de la nouvelle filiale et de mon bureau, …

Bref, je me félicite de mon choix pendant quelque temps avant de découvrir le revers de la médaille : mon recrutement était une erreur de casting, une erreur partagée, co-produite … au point de mettre fin de manière concertée à notre collaboration.

De manière concertée mais violente : un départ du jour au lendemain avec une convocation à 20h, remise de mon badge d’accès, de mon micro et de mon GSM, interdiction de communiquer avec mes équipes ou mes correspondants malgré des réunions programmées, …

 

Violence mais sentiment de soulagement : les tensions prenaient fin.

 

Soulagement mais culpabilité : j’étais chômeur !

 

Avec le recul, la responsabilité de cette situation m’incombe en partie. Lors de processus de recrutement, j’avais quelques doutes sur la vision partagée du poste, de mes attributions et des attentes des actionnaires. Mais, le sentiment d’allégresse suite à la naissance de ma fille couplé à mon souhait de départ m’a conduit à occulter ce point, ce signal d’alerte !

 

Mais cette co-responsabilité acceptée ne me conduit pas à regretter mon choix, ni d’y être allé, ni d’avoir négocié mon départ. Certes, l’autre alternative aurait été d’encaisser des éléments que je considérais comme inacceptables, en attendant de trouver autre chose.

 


La prise de conscience de cette co-responsabilité est un facteur essentiel pour rebondir sur les trois phases de repositionnement que sont :
1/ comprendre les raisons de l’échec,
2/ savoir les exposer,
3/ formuler sur cette base son nouveau projet professionnel.

 


Trucs et astuces

Cela passe par un questionnement personnel approfondi. Il ne s'agit pas de vous remettre en cause sur vos qualités ou votre professionnalisme mais de déterminer à quel moment la situation s'est retournée pour vous.

Un bilan image peut vous y aider. Cela consiste à interroger (ou faire interroger par un tiers) une vingtaine de personnes de votre entourage professionnel ou personnel sur la manière dont ils vous perçoivent. Le traitement de ses données doit être effectué de manière anonyme si vous souhaitez des réponses objectives et non de complaisance (ou au contraire assassine !).

Ces réponses doivent être confrontées à la propre image que vous avez de vous, sous forme d'un graphique 4 cadrans mentionnant en abcisse la perception qu'ont les autres de vous et en abscisse votre perception.




Cette approche « matricielle » permet ainsi de mettre en exergue deux points fondamentaux :
1/ les vrais problèmes, c'est-à-dire les défauts que relèvent les autres et pour lesquels vous n'êtes pas d'accord,
2/ les zones d'ombre correspondant à des qualités que vous accordent les autres mais dont vous n'avez pas conscience.

En complément, une analyse graphologique ainsi qu'un bilan-analyse de votre personnalité peuvent être intéressants puisqu'ils vous permettront de mieux vous connaître. Vous trouverez sur le web un certain nombre d'outils d'analyse.

Fort de ces éléments, vous allez pouvoir expliquer votre parcours professionnel en le mettant en adéquation avec ce qui vous caractérise. Ce point est important puisque cela va vous permettre d'afficher une image cohérente. Nous aurons l'occasion de revenir sur ce point dans un autre chapitre consacré à la communication.

Par Phénix - Publié dans : D comme ... - Communauté : Chomage
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 11:08

Je reviens quelques instants sur ces paroles d'Eddit Mitchel citées en introduction : « il a peur d'annoncer à sa femme et son banquier la sinistre vérité. Etre chômeur (…), c'est pire qu'un mari trompé. (…). Fini le golf et le bridge, les vacances à St Tropez, l'éducation des enfants dans la grande école privé (…). Il n’y a plus d’espoirs (…) ».

Le chômage est une rupture dans la continuité de notre vie, professionnelle, familiale, affective (cf le chapitre S). Vous devez prendre des décisions contre votre volonté. La première décision est de vous protéger financièrement. Chômage rime avec pertes de revenus. Je défie quiconque de me prouver que l'on s'enrichit en étant chômeur. Les mauvaises langues vous parleront de la transaction financière que vous avez peut être pu réalisée au moment de la rupture du contrat de travail. Mais, sauf à retrouver immédiatement un travail ou sous réserve que cette transaction soit très importante, son montant va vous permettre de vous mettre à l'abris, en prévision des mois à venir.

Je vous propose d'adopter une approche chef d'entreprise. Une de vos premières actions est d'établir un business plan. Pour ce faire, vous allez procéder en plusieurs étapes :
1/ télécharger vos écritures bancaires sur trois mois. Pourquoi sur cette période ? Tout simplement parce que vous avez certaines dépenses qui sont payables au mois, bimestriellement ou trimestriellement.
2/ regrouper les dépenses par grandes thématiques, en incluant le capital à rembourser pour les prêts en cours (prêts consomation, voiture, immobiliers),
3/ ramener l'ensemble des éléments sur le mois.

A partir de là, votre travail de chef d'entreprise va commencer en identifiant les dépenses :
1/ incompressibles (après étude des contrats en place, notamment pour le téléphone fixe, le portable et Internet, outils indispensables),
2/ souhaitables (notamment les loisirs des enfants, sans oublier votre conjoint et vous-même),
3/ remboursables (les prêts),
4/ superflues (pour la période, ce qui ne remet nullement en cause le fait de les avoir engrangées dans le passé !)

Bien entendu, vous allez commencer par réduire les superflues et les remboursables. Attention cependant à ne pas inclure dans les premières ce qui constitue le pillier de votre vie de famille. Chômeur ne signifie par ascète. Votre famille et vous-même avez le droit de continuer à vivre, il en va de l'équilibre de tous et du vôtre en particulier. N'oubliez pas, votre objectif reste de trouver un emploi. Or, trouver un emploi suppose d'être bien dans sa tête ce qui, j'en suis convaincu, est antinomique avec une vision dégradée de votre personne. Vous devez déculpabiliser de la situation, sinon vous risquez tout simplement de ne pas donner le meilleur de vous-même et de tomber dans une forme de dépression liée à la remise en cause de votre personne, de votre rôle, ...

Pour être pratique, ce business plan familial peut se matérialiser comme suit :
1/ la liste des dépenses mensualisées par date et destination,

Date Débit Crédit Nature Catégorie Bénéficiaire
 05/06/2008     Prélèvement Prêt immo PRET IMMOBILIER ECH 05/06/08    
 16/06/2008     Prélèvement Ecole PRLV ECOLE
 30/05/2008     Chèque Ménage  
 26/05/2008     Prélèvement Prêt ECHEANCE PRET PERSONNEL 260508  
15/06/2008       Essence  
 16/06/2008     Prélèvement Impôts rev PRLV TRESOR PUBLIC  IR
 05/06/2008     Prélèvement Prêt PRLV PRÊT CONSO  
 16/06/2009     Prélèvement Impôts fon PRLV TRESOR PUBLIC  FONCIER
 16/06/2008     Prélèvement Impôts hab PRLV TRESOR PUBLIC   TAXE HAB
 06/06/2008     Prélèvement Téléphone PVLV TEL PORTABLE
 13/06/2008     Prélèvement Maison PRLV CHAUFFAGE
 13/06/2008     Prélèvement Téléphone PRLV TELEPHONE
 18/06/2008     TIP Maison EDF -GDF
 05/06/2008     Prélèvement Assurance PRLV ASSURANCE VOITURE 1   
 05/06/2008     Prélèvement Assurance PRLV MRH
 02/06/2008     Prélèvement Banque ABONNEMENT VOTRE FORMULE
 16/06/2008     Prélèvement Loisir PRLV ABONNEMENT
          PRLV EAU
          Mutuelle
 02/06/2008     Prélèvement Banque ABONNEMENT BANQUE EN LIGNE  
05/05/2008     Chèque Loisir  
 05/06/2008     Virement Salaire  
 26/05/2008     Virement Salaire ASSEDICS
Total
0 € 0 €     Total
Solde sur charges fixes 0 €      

2/  dans le prolongement, les colonnes correspondant au plan d'économies en trois vagues (en vert, les remboursements, en orange les économies remboursables et superflues et en rouge, la dernière vague d'économie) où sont renseignées les montants économisés
Remboursement   Variations charges Eco vague 2
Delta m K nécessaire nov-08 12 08 - 03 09 avr - jui 2009 > juil 2009  
             
             
             
0 €            
             
             
           
             
             
             
             
             
           
             
             
             
             
            100
            160
             
          -110 €  
             
False False False
 
           
0 € 0 € 0 € 0 € 0 € -110 € 260 €
0 €   0 € 0 € 0 € 110 € -150 €
0 €   0 € #REF! #REF! #REF! #REF!

3/ les ressources supplémentaires à venir sur deux ans (par exemple, la liquidation du PEE ou la transaction), l'éclatement des dépenses supplémentaires par mois,

4/ le budget de la famille, rapprochant les ressources des recettes.
False False False
Budget Famille
 
Alimentation  
Essence  
Ménage  
Total                  -  
Charges prêts immo  
Kl bque dû   
Charges autres prêts  
Kl restant dû  
Autres prêts  

Par Phénix - Publié dans : A comme ... - Communauté : Chomage
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 09:22

Nous sommes nombreux à connaître ou à avoir connu cette situation de perte d’emploi. Quel cynisme que cette expression ! Il faut savoir appeler un chat un chat : nous sommes chômeurs avec toutes les connotations associées dans notre société focalisée sur l’image et la « normalité » du travail.

 

Les principales conséquences sont sociales et psychologiques. Entre culpabilité, déshonneur, démotivation, perte d’estime et de confiance en soi, il faut faire le tri pour rebondir. Car cette situation ne peut qu’être temporaire et être chômeur, c’est en réalité, être un futur travailleur quelque soit le statut que l’on choisisse, salarié ou non salarié.

 

Le chômage est l’état précédant celui d’entrée sur le marché du travail. Le chômeur n’a d’autre choix que de rebondir, ne serait-ce que pour des raisons budgétaires ou sociales.

 

La bonne nouvelle, c’est que nous sommes des milliers. La mauvaise, c’est que nous sommes des milliers !

 

Pour moi, la situation a basculé un soir à 20h devant le DRH qui m’a tendu cette lettre mettant fin à notre collaboration et lorsque j'ai dû remettre ordinateur et téléphone portables ainsi que mon badge d'accès. Dans ma tête, plusieurs sentiments divergents se sont bousculés. Tout d’abord, le soulagement. C’était la fin de cette tension et de ce mal être que j’avais connu au cours des dernières semaines. En même temps, je me sentais coupable vis-à-vis de ma famille, car j’avais démissionné de mes précédentes fonctions pour rejoindre ce groupe. Ah, si j’avais su, si j’avais pu …

 

Les paroles de la chanson d’Eddy Mitchel viennent alors en tête : « il a peur d'annoncer à sa femme et son banquier la sinistre vérité. Etre chômeur (…), c'est pire qu'un mari trompé. (…). Fini le golf et le bridge, les vacances à St Tropez, l'éducation des enfants dans la grande école privé (…). Il n’y a plus d’espoirs (…) »

 

Foutaises que cela. Au contraire, un nouveau défi s’offre à vous quii va vous changer profondément. Vous allez renaître de vos cendres, différent et sans doute plus combatif. Gardez en mémoire ce que disait Nietzche à ce sujet : « ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort ». Mais, facile à dire, difficile à faire car vous allez connaître des phases complexes et paradoxales, faites d’espérance et de motivation alternant avec démobilisation et désillusion, sur soi et les autres. Cette expérience, j’ai souhaité la faire partager sous forme d’abécédaire.

 

Sachez identifier et anticiper les écueils qui vous guettent pour gagner du temps dans cette quête du nouveau Graal que constitue la recherche de votre futur poste. Et souvenez-vous encore de Nietzche, « il n'y a qu'un seul monde et il est faux, cruel, contradictoire, séduisant et dépourvu de sens. Un monde ainsi constitué est le monde réel ». Cependant, vous devez « vivre de telle sorte qu'il [vous] faille désirer revivre, c'est [votre] devoir ».

Bien à vous

Phénix

Par Phénix - Publié dans : Introduction - Communauté : Chomage
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